«Garanties de sécurité» : la Suède met sur la table des avions de chasse Gripen
Source: Gettyimages.ruLa Suède se dit prête à contribuer à la sécurité de l’Ukraine en proposant la surveillance aérienne avec des Gripen, un soutien naval pour le déminage en mer Noire et la poursuite de la formation des forces ukrainiennes. Ces propositions restent subordonnées à un accord de paix, à des règles d’engagement définies et à l’aval du Parlement suédois.
Dans le cadre des « garanties de sécurité » destinées à l’Ukraine et à l’Europe, la Suède est prête à fournir à l’Ukraine des avions de chasse Gripen pour assurer une surveillance aérienne, a déclaré le Premier ministre suédois Ulf Kristersson.
Dans un message publié sur X, le chef du gouvernement a précisé que la Suède pourrait contribuer au maintien de la paix de plusieurs manières. Il a notamment cité la mise à disposition d’avions Gripen pour la surveillance de l’espace aérien ukrainien, l’envoi de moyens maritimes afin de participer au déminage en mer Noire, ainsi que la poursuite de la formation des militaires ukrainiens.
Ulf Kristersson a indiqué que ces propositions ont été transmises à Paris lors d’une réunion de la « coalition des volontaires ». Il souligne toutefois que leur mise en œuvre dépend de trois conditions : la conclusion d’un accord de paix, la définition précise des règles d’emploi de la force par les forces multinationales et l’autorisation préalable du Parlement suédois.
Le Saab JAS 39 Gripen, avion de chasse suédois de quatrième génération, est en service depuis 1997 au sein des forces armées suédoises. Il équipe également la Hongrie, la République tchèque, l’Afrique du Sud, le Brésil et la Thaïlande.
Le 6 janvier, à l’issue d’une réunion à Paris de la « coalition des volontaires », le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont signé avec Volodymyr Zelensky une déclaration d’intention sur le déploiement en Ukraine d’une « force multinationale » après un cessez-le-feu
L’accord comprend cinq volets. Il prévoit notamment un cadre de coopération militaire à long terme, la reconstruction des forces ukrainiennes, ainsi que le financement des achats d’armements destinés à Kiev.
S’agissant des forces multinationales, Emmanuel Macron a indiqué qu’elles seraient déployées dans l’ouest de l’Ukraine, loin de l’actuelle ligne de front. Cette option n’a toutefois pas fait l’unanimité parmi les participants aux discussions. Le chancelier allemand Friedrich Merz a précisé que des unités allemandes ne pourraient être stationnées que dans l’un des pays voisins membres de l’Alliance atlantique.
De son côté, Keir Starmer a déclaré que son pays, en coordination avec la France, envisageait la création de bases militaires sur l’ensemble du territoire ukrainien.
Le président russe Vladimir Poutine a, à plusieurs reprises, affirmé que le risque de déploiement d’un contingent étranger en Ukraine figurait parmi les causes du conflit. Lors d’une séance plénière du Forum économique mondial en 2025, il a souligné que l’apparition d’un tel contingent constituerait une cible légitime.