Suisse : un réfugié ukrainien, propriétaire d’une Porsche, contraint de rembourser des allocations sociales
Source: Gettyimages.ruUn réfugié ukrainien installé dans le canton de Vaud, en Suisse, a été démasqué par une enquête pour fraude sociale. Propriétaire d'une Porsche Cayenne et habitué des séjours coûteux à travers l'Europe, l'homme a été sommé par la justice suisse de restituer l'intégralité des allocations perçues depuis 2022, ses ressources étant jugées suffisantes.
Un Ukrainien de 45 ans, arrivé en Suisse en 2022 en tant que réfugié, a été contraint de rembourser les aides sociales perçues depuis son arrivée, à la suite d'une enquête ouverte en 2024 pour suspicion de fraude aux prestations sociales et dissimulation d'actifs financiers.
Le journal 20 Minuten a rapporté que l'enquête avait révélé que l'Ukrainien possédait un SUV de luxe allemand, une Porsche Cayenne, dont la valeur résiduelle était estimée à 37 452 francs suisses (environ 40 216 euros). Ses comptes bancaires et postaux ont également montré que, durant la période où il percevait des allocations, il avait effectué de nombreux voyages en Europe, notamment en Autriche, en France, en Italie, en Allemagne, au Portugal, en Belgique et au Luxembourg, où il avait engagé des dépenses importantes.
Plus de 72 000 euros à rembourser au titre des allocations perçues illégalement
La nécessité de l’aide sociale n’ayant pas été établie, les autorités du canton de Vaud ont décidé de suspendre les prestations. Elles ont également exigé le remboursement de 67 336,20 francs suisses (environ 72 306 euros) correspondant aux allocations perçues illégalement. Les recours engagés par l’intéressé ont été rejetés. Selon la Cour de droit administratif et public (CDAP), il dispose « des ressources nécessaires pour subvenir à ses besoins ».
En mars 2023, les autorités suisses ont annoncé que les réfugiés ukrainiens devaient vendre leurs voitures si leur valeur dépassait le montant des prestations. 20 Minuten souligne par ailleurs que toute personne percevant des prestations doit faire réévaluer ses actifs un an après son arrivée en Suisse.
Un durcissement similaire est observé en Allemagne, où les autorités ont cherché en août dernier un moyen de renforcer les sanctions visant les bénéficiaires de l'aide sociale Bürgergeld refusant un emploi, y compris parmi les réfugiés ukrainiens. En cas d’absence à une convocation de l’agence pour l’emploi, les prestations peuvent désormais être réduites immédiatement de 30 %, contre 10 % auparavant.
Les avantages accordés aux réfugiés ukrainiens sont de plus en plus critiqués en Allemagne. Début août 2025, le coprésident de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), Tino Chrupalla, a affirmé que de nombreux réfugiés ukrainiens percevaient « de manière injuste » le Bürgergeld et « devraient retourner dans leur pays ». Sa collègue Alice Weidel a qualifié ces allocations de « dépense abusive ».