Une 41ème victime à Crans-Montana et une enquête qui avance
© Compte X @NewsTVRealLe bilan de l’incendie du bar Le Constellation s’alourdit à 41 morts après le décès d’un jeune Suisse de 18 ans, survenu le 31 janvier à l’hôpital de Zurich. L’enquête progresse, se resserrant autour des propriétaires français et des responsables communaux pour négligences en sécurité, avec des auditions prévues en février.
Un mois jour pour jour après le drame survenu dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana, en Suisse, le nombre de victimes a augmenté une nouvelle fois, tandis que les investigations judiciaires se précisent sur les responsabilités potentielles.
Encore une victime tandis que l’enquête se poursuit
Le procureur général du canton du Valais a annoncé ce dimanche 1er février le décès d’un ressortissant suisse de 18 ans, grièvement blessé lors de l’incendie du bar Le Constellation.
🇨🇭 FLASH | Le nombre de victimes de l’incendie à Crans-Montana s’élève désormais à 41 morts, après le décès d’un jeune Suisse de 18 ans qui faisait partie des blessés.#CransMontana#Suissepic.twitter.com/86SjaCOWC9
— Scoop (@Scoop__off) February 1, 2026
«Le bilan de l’incendie du bar Le Constellation du 1er janvier 2026 se monte désormais à 41 personnes décédées», a indiqué le communiqué officiel. Ce jeune homme, originaire de Lutry, a ainsi succombé à ses blessures un mois après les faits, portant le total des morts à 41, âgés de 14 à 39 ans. Parmi eux, 23 Suisses (dont un binational français), et 18 étrangers : huit Français (dont une Franco-Israélo-Britannique), six Italiens (dont un Italo-Émirati), une Belge, une Portugaise, un Roumain et un Turc.
L’émotion est toujours forte en Suisse, notamment à Lutry : un mois après le drame, des centaines de personnes se sont rassemblées pour une marche blanche dans cette ville du canton de Vaud.
L’incendie, qui a également fait 115 blessés dont 23 Français, s’est déclaré au sous-sol du bar lors des célébrations du Nouvel An.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des bougies « fontaine » portées trop près d’un plafond recouvert de mousse insonorisante inflammable ont déclenché l'incendie. Le feu s'est propagé très rapidement, piégeant de nombreux jeunes clients et rendant les issues de secours inefficaces.
Les propriétaires français, Jacques et Laetitia Moretti, font face à des accusations d’« homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ».
Auditionnés à deux reprises, ils seront réentendus les 11 et 12 février. Jacques Moretti, détenu provisoirement jusqu’au 23 janvier, a été libéré contre une caution de 215 000 euros. Cette décision a suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux, sa caution ayant été payé par une relation installée à Dubaï.
🚨NEWS ALERT 🇨🇭Swiss
— F🅾️rz🅰️nîmes🇨🇵 (@forzanimes1203) January 31, 2026
Jacques Moretti's bail was reportedly paid by a Geneva resident via a Dubai account. An anonymous "friend" of the Moretti couple paid the 200,000 Swiss francs for the bail after verifying the origin of the funds. #Crans_Montana#CransMontanapic.twitter.com/EuagtUspAl
La présidente du Conseil italien a également vivement critiqué cette libération.
Leurs avocats ont déclaré que le couple « se sent responsable », mais insistent sur la distinction entre ressenti moral et responsabilité pénale, appelant à identifier d’éventuels manquements.
L’enquête s’est élargie mercredi à deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana, auditionnés comme prévenus. La municipalité a admis n’avoir pas effectué les contrôles annuels de sécurité incendie depuis 2019. Le président de la commune, Nicolas Féraud, a exprimé ses regrets : « Je suis coupable aux yeux de beaucoup de gens. Le ministère public instruira et établira les responsabilités de chacun, dont la mienne ». Le canton du Valais est également mis en cause du fait de l’absence de contrôle de l’établissement pendant six ans.
Parallèlement, la France mène une enquête miroir pour faciliter les auditions des victimes françaises, tandis que des enquêteurs italiens se sont joints aux investigations suisses. Les grands brûlés, dont 70 encore hospitalisés, sont traités dans des centres spécialisés en Europe, avec des protocoles complexes comme des greffes de peau dans des environnements à haute température et humidité.