Royaume-Uni : la crise carcérale force les autorités à libérer près de 50 000 détenus en un an

Royaume-Uni : la crise carcérale force les autorités à libérer près de 50 000 détenus en un an Source: Gettyimages.ru
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Confronté à une surpopulation carcérale critique, le système pénitentiaire d’Angleterre et du Pays de Galles a libéré près de 50 000 personnes en un an. Cette politique controversée, lancée en 2024, abaisse le seuil de libération conditionnelle dans l’espoir de stabiliser la population carcérale d’ici 2030, malgré 264 violations recensées.

Environ 50 000 détenus ont été libérés au Royaume-Uni au cours de l’année en raison de la surpopulation carcérale, rapporte le 29 janvier le quotidien britannique The Times. Les autorités ont ainsi déployé un programme exceptionnel pour tenter de lutter contre ce phénomène.

Depuis septembre 2024, les détenus ayant purgé 40 % de leur peine peuvent être libérés, contre au moins 50 % auparavant. Cette décision est intervenue après que la population carcérale d’Angleterre et du Pays de Galles a atteint un record de 88 521 détenus.

Selon The Times, 48 931 personnes ont bénéficié de ce dispositif entre le 10 septembre 2024 et le 30 septembre 2025. Dans 264 cas, des violations des conditions de libération ont conduit à l’annulation des décisions, sans que les intéressés ne soient immédiatement réincarcérés.

Le ministère de la Justice estime que ce programme permettra de contenir la population carcérale à 92 600 détenus d’ici 2030, contre une projection antérieure de 100 000.

En septembre dernier, The Sun avait révélé qu’entre mars 2024 et mars 2025, 262 prisonniers ont été libérés par erreur, soit une hausse de plus de 110 % par rapport aux années précédentes, en raison d’erreurs administratives ou d’inclusions accidentelles dans le dispositif.

Ces chiffres ont provoqué la colère des députés conservateurs. Alec Shelbrooke, ancien ministre des Marchés publics de la Défense, a dénoncé des données « très alarmantes » et appelé la ministre de la Justice de l'époque, Shabana Mahmood, à « assumer la responsabilité ». « Il devrait y avoir des comptes à rendre lorsqu'un prisonnier est libéré prématurément par erreur, et cela doit aller jusqu'au sommet de la chaîne, y compris au secrétaire à la Justice », a-t-il déclaré.

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