Tachycardie politique de l'UE : Kaja Kallas qualifierait Ursula von der Leyen de «dictatrice»
Source: Gettyimages.ruDes échanges tenus en privé au sein des institutions européennes font apparaître de fortes divergences au sommet de l’UE, selon Politico. Ainsi, le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, qualifierait Ursula von der Leyen de «dictatrice», tout en reconnaissant disposer de peu de moyens pour y faire face.
Dans un contexte de crise profonde qui touche à la fois l’économie et la sphère politique européennes, les fissures internes au sein de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique apparaissent de plus en plus au grand jour. Derrière le discours officiel d’unité, d’égalité entre partenaires et de solidarité stratégique, les tensions personnelles et institutionnelles révèlent une réalité bien plus conflictuelle.
Selon des informations rapportées par Politico, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, qualifierait en privé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de « dictatrice ». D’après un haut responsable européen cité par le média américain, elle reconnaîtrait disposer de peu, voire d’aucun moyen pour y faire face.
Les relations entre la présidente de la Commission européenne et les responsables de la diplomatie de l’Union se sont, à plusieurs reprises, révélées conflictuelles en coulisses. Toutefois, ces tensions auraient atteint avec Kaja Kallas un degré de dégradation sans précédent, supérieur à celui observé durant le mandat de son prédécesseur, Josep Borrell.
Toujours selon Politico, cette situation s’expliquerait par un déséquilibre institutionnel. Originaire de l’Estonie, un État membre de petite taille, Kaja Kallas disposerait d’un poids politique plus limité que Josep Borrell, issu de l'Espagne, un pays nettement plus influent au sein de l’Union, laissant entrevoir un décalage entre le discours officiel d’égalité entre États membres et la réalité des rapports de force.