Relier le cerveau humain aux machines sans implants : le pari d’une startup soutenue par OpenAI
Source: Gettyimages.ruMerge Labs, startup de neurotechnologie cofondée par Sam Altman, a levé 252 millions de dollars avec le soutien d’OpenAI. L’entreprise veut développer des interfaces cerveau-machine sans implants, reposant sur les ultrasons et l’intelligence artificielle, afin de relier directement le cerveau humain aux ordinateurs.
Une nouvelle entreprise de neurotechnologie, Merge Labs, a levé 252 millions de dollars pour développer des interfaces capables d’interagir avec le cerveau humain sans recourir à des implants.
La startup, cofondée par Sam Altman, dirigeant d’OpenAI, ambitionne de créer des systèmes reliant directement le cerveau aux ordinateurs en s’appuyant sur les ultrasons. Cette technologie permettrait à la fois d’observer et d’influencer l’activité cérébrale sans intervention chirurgicale, une rupture avec les approches les plus répandues du secteur.
Contrairement aux dispositifs fondés sur l’implantation d’électrodes dans le cerveau, l’approche défendue par Merge Labs repose sur des interactions indirectes avec les neurones. L’activité cérébrale serait analysée à partir de signaux liés au flux sanguin, captés par des dispositifs à ultrasons, et interprétée par des systèmes d’intelligence artificielle.
L’IA constitue un pilier central du projet. Selon OpenAI, le développement d’interfaces à haut débit suppose des systèmes capables de comprendre l’intention humaine, de s’adapter aux spécificités de chaque utilisateur et de fonctionner malgré des signaux incomplets ou instables. OpenAI prévoit de collaborer avec Merge Labs sur des modèles fondamentaux destinés à accélérer ces avancées.
La startup est issue de Forest Neurotech, une organisation de recherche à but non lucratif créée en 2023 à Los Angeles. Bien que Forest poursuive ses travaux de manière indépendante, une coopération étroite avec Merge Labs est prévue.
Les recherches menées jusqu’à présent, notamment dans les domaines des troubles mentaux et des lésions cérébrales, pourraient orienter les premières applications concrètes de la technologie. Un dispositif à ultrasons miniaturisé développé dans ce cadre fait actuellement l’objet d’un essai de sécurité préliminaire au Royaume-Uni.