Dette française : le patron du Crédit Mutuel tire la sonnette d’alarme
© Capture d'écran france.tvDaniel Baal, président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, a jugé, mardi, «inacceptable» le niveau de la dette française. Face à la flambée des taux, il estime que «le seuil d'alerte est atteint depuis un moment».
Le dirigeant d'une des principales banques françaises a lancé, le 1er septembre, un avertissement clair sur la trajectoire de la dette souveraine, jugée trop élevée et de plus en plus coûteuse à refinancer.
J'ai plaisir à partager avec mes abonnés le replay de l'émission C dans l'air sur France 5, dans laquelle j'étais l'invité de Caroline Roux.https://t.co/SGbE59wbRp
— Daniel Baal (@BaalDaniel) September 1, 2026
Dans un contexte électoral et budgétaire tendu, l'inquiétude d'un patron de banque sur l'avenir de la dette pourrait susciter des prises de conscience chez les candidats.
Un risque pour les banques et l’État
Invité sur France 5, Daniel Baal a déclaré : « Le niveau de la dette française aujourd'hui est inacceptable. Le fait qu'il faille la payer cher rend encore cette dette plus difficilement acceptable ». Selon lui, « le seuil d'alerte est atteint depuis un moment, non seulement sur les taux, mais également à cause du volume de la dette française ». La dette publique atteignait 117,5 % du PIB fin mars, tandis que le rendement de l'emprunt à 10 ans a touché un plus haut depuis 2008.
3600 milliards de dettes 💰
— Grumpy (@DonaldDucket) September 1, 2026
Le patron de Crédit Mutuel, Daniel Baal, a déclaré mardi que le niveau de la dette souveraine déjà «inacceptable» le sera encore plus avec la hausse des taux d'intérêt auxquels emprunte la France 🇫🇷
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Silence radio en Macronie 👎🏽 pic.twitter.com/U50rpVeaRF
Le banquier a également évoqué le risque d'une nouvelle dégradation par les agences de notation : « Si la France venait à être dégradée […] ça nous pend quand même au nez », ce qui entraînerait une nouvelle hausse des taux et pourrait, à terme, compliquer le financement de l'État. Les banques et les assurances-vie, principaux prêteurs de la France, seraient alors « menacées si la France était en défaut ».
Interrogé sur l'idée d'effacer la dette, Daniel Baal a rappelé qu'il fallait rester « très raisonnable » : « Ce n'est pas possible de par les traités ». Il a souligné le rôle, selon lui, protecteur de la zone euro, qui aurait permis d'éviter des taux encore plus élevés après la dissolution de 2024.
Pour lui, « il faut espérer que l'élection présidentielle apportera une nouvelle perspective à la France pour revenir dans un mode de fonctionnement qui soit plus sain, plus serein ».
Fitch a maintenu le 28 août la note française à A+ avec perspective stable. Moody's et S&P se prononceront les 23 octobre et 27 novembre.