CAN féminine 2026 : flou autour de l’organisation, l’Afrique du Sud évoquée en alternative au Maroc
© RSÀ six semaines du lancement de la CAN féminine, le 17 mars, une déclaration surprise de la vice-ministre sud-africaine des Sports a semé la confusion sur l’organisation du tournoi. Alors que le Maroc est officiellement désigné comme pays hôte, Pretoria évoque une possible relocalisation en Afrique du Sud. La CAF n’a toujours pas réagi.
Où se jouera la CAN féminine 2026 ? À ce stade, la question reste entière. Initialement attribuée au Maroc, quelques semaines seulement après la dernière CAN masculine, la compétition pourrait finalement se tenir en Afrique du Sud. Une hypothèse relancée par les propos inattendus de la vice-ministre sud-africaine des Sports, Peace Mabe, lors de la cérémonie des Hollywoodbets Super League Awards.
Sans fournir de détails, la responsable a affirmé le 1er février que le tournoi aurait lieu sur le sol sud-africain. Une annonce qui a immédiatement provoqué un flottement institutionnel, la Confédération africaine de football (CAF) n’ayant, à ce moment-là, communiqué aucune décision officielle.
Le gouvernement sud-africain temporise
Face à la polémique, le ministre sud-africain des Sports a rapidement publié, le 2 février, un communiqué afin de nuancer les propos de sa vice-ministre. Il y précise que l’Afrique du Sud s’est simplement dite prête à soutenir la CAF « si nécessaire », dans le cadre de discussions exploratoires autour d’options de repli.
« À ce stade, aucune décision formelle n’a été prise pour relocaliser le tournoi et le Maroc demeure officiellement le pays hôte », souligne le ministère. Il ajoute que la CAF n’a pas enclenché de processus alternatif et que les déclarations de Peace Mabe « ne constituent pas une confirmation officielle » d’une prise en charge de l’organisation.
Le Maroc toujours désigné, mais sous pression
Malgré ces démentis, l’hypothèse d’un retrait marocain continue d’alimenter les spéculations. Cette situation intervient dans un contexte encore tendu après la finale de la dernière CAN masculine face au Sénégal, marquée par plusieurs sanctions disciplinaires.
Achraf Hakimi a ainsi écopé de deux matchs de suspension, dont un avec sursis, pour avoir jeté la serviette du gardien sénégalais Édouard Mendy. Ismaël Saibari a, de son côté, été suspendu trois rencontres et condamné à une amende de 100 000 dollars pour comportement antisportif.
La Fédération marocaine de football n’a pas été épargnée. Elle a été condamnée à trois amendes distinctes, pour un total de 315 000 dollars, à la suite de cette finale polémique. La réclamation déposée par le Maroc, contestant l’interruption du match, a également été rejetée par les instances africaines.