Moscou met en garde contre une nouvelle agression militaire en Iran et dénonce l’ingérence étrangère
Source: Gettyimages.ruLa porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a condamné les tentatives de déstabilisation étrangère de l'Iran. Elle a averti Washington que toute tentative de frapper le terrioire iranien aurait des «conséquences désastreuses» pour la sécurité internationale, tout en réaffirmant le soutien de Moscou à Téhéran.
La Russie condamne fermement toute ingérence étrangère dans les processus politiques internes de l'Iran, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, le 13 janvier. Elle a qualifié d'inacceptables les menaces de Washington de lancer de nouvelles frappes militaires sur le territoire iranien.
« Ceux qui envisagent d’exploiter les troubles provoqués de l’étranger pour servir de prétexte à une réitération de l’agression commise contre l’Iran en juin 2025 doivent prendre la pleine mesure des conséquences désastreuses de ces actes pour la situation au Proche et au Moyen-Orient, ainsi que pour la sécurité internationale dans son ensemble. De même, nous rejetons fermement les tentatives éhontées de faire chanter les partenaires de l’Iran par la hausse des droits de douane », a-t-elle souligné.
Selon la porte-parole de la diplomatie russe, les sanctions illégales imposées par l'Occident à l'Iran depuis de nombreuses années entravent le développement du pays, et les forces extérieures hostiles à l'Iran tentent d'utiliser les tensions sociales croissantes pour déstabiliser et détruire le pays en recourant à des méthodes de « révolutions colorées ».
Les manifestations pro-gouvernementales démontrent l'échec des plans visant à déstabiliser l'Iran
Néanmoins, l'évolution de la situation politique interne en Iran, ainsi que le recul des manifestations observé ces derniers jours, permettent d'espérer une stabilisation progressive de la situation, a souligné Zakharova. « Les manifestations de milliers d’Iraniens en soutien à la souveraineté de la République islamique assurent l’échec des complots de ceux qui ne peuvent tolérer l’existence sur la scène internationale d’États capables de mener une politique étrangère indépendante et de choisir leurs amis par eux-mêmes », a-t-elle ajouté.
Peu avant les déclarations de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères le président américain Donald Trump a lancé des appels aux « patriotes iraniens » sur Truth Social : « PERSISTEZ DANS VOTRE LUTTE — PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! Gardez les noms des meurtriers et des agresseurs. Ils paieront cher. J'ai annulé toutes les réunions avec les responsables iraniens jusqu'à ce que les massacres gratuits de manifestants CESSENT. LES RENFORTS ARRIVENT ».
Les manifestations en Iran ont commencé à la fin du mois de décembre dernier en raison du mécontentement face à la situation économique du pays. Elles ont d'abord éclaté près de deux grands marchés du centre de Téhéran, avec la participation de commerçants et d'étudiants. En quelques jours, les slogans sont devenus plus radicaux et les manifestations ont dégénéré en émeutes qui ont gagné tout le pays.
Les autorités iraniennes ont ensuite accusé les États-Unis et Israël d'ingérence directe. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que des groupes armés avaient infiltré des rassemblements afin de provoquer le chaos, en visant aussi bien les forces de l'ordre que des civils. Il a également affirmé que Téhéran disposait de nombreux documents et enregistrements vocaux démontrant une coordination depuis l’étranger, qui disent notamment : « S’il y a la police, tirez sur la police, sinon frappez les civils. Le but est d’avoir plus de victimes ».