Relance du dialogue entre Washington et Téhéran ?
Source: Gettyimages.ruLes États-Unis et l'Iran doivent reprendre leurs négociations, avec un possible compromis sur le détroit d'Ormuz. Les espoirs diplomatiques ont fait reculer les prix du pétrole d'environ 5 %. Malgré cette ouverture, les tensions persistent dans le détroit et en mer Rouge, où les Houthis poursuivent leurs attaques contre l'Arabie saoudite.
Les États-Unis et l'Iran doivent reprendre leurs discussions ce 3 août, a annoncé Donald Trump, qui affirme avoir renoncé à de nouvelles frappes contre la République islamique au profit d'une solution diplomatique. Le président américain estime que des avancées ont été réalisées, notamment sur la question stratégique du détroit d'Ormuz, dont la fermeture partielle continue de perturber le commerce mondial des hydrocarbures depuis la reprise des affrontements début juillet.
« Nous parlons désormais avec eux sous la forme d'une négociation », a déclaré Donald Trump à bord d'Air Force One. Ni Téhéran ni les médiateurs régionaux n'ont confirmé la tenue de ces discussions. L'Iran a toutefois indiqué être proche d'un compromis avec Oman concernant un nouveau dispositif de navigation dans le détroit. Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, les deux pays travaillent sur une route maritime « acceptable pour les deux parties », conciliant souveraineté, sécurité et liberté de navigation.
Un énième bluff ?
L'annonce de cette reprise du dialogue a immédiatement rassuré les marchés. Dans la matinée du 3 août, le baril de Brent a chuté d'environ 5 %, retombant autour de 84 dollars après avoir dépassé les 100 dollars quelques jours plus tôt. Malgré cette détente, la situation demeure fragile : l'agence britannique UKMTO a de nouveau signalé une explosion à proximité d'un pétrolier dans le détroit d'Ormuz.
Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran, Donald Trump a alterné menaces militaires et appels au dialogue. Selon plusieurs médias américains, Washington envisageait encore ce week-end des frappes contre des raffineries et des infrastructures énergétiques iraniennes. Le président américain affirme y avoir renoncé à la demande de plusieurs acteurs régionaux, notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, convaincus qu'un accord reste possible.
En parallèle, le conflit continue de s'étendre. Les Houthis yéménites, alliés de Téhéran, maintiennent leur blocus contre les ports saoudiens en mer Rouge et revendiquent plusieurs attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume, faisant peser une nouvelle menace sur les routes énergétiques mondiales.