Venezuela : Washington entend prendre le contrôle illimité des ventes de pétrole
Source: Gettyimages.ruLe ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a annoncé que les États-Unis entendent prendre la main sur la vente mondiale du brut vénézuélien. Il affirme que le plan prévoit de commencer par l’écoulement des réserves stockées localement, promettant des «avantages énormes» au pays latino-américain.
Les États-Unis prévoient de prendre le contrôle illimité de la vente sur le marché mondial de tout le pétrole provenant du Venezuela, a déclaré le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright. Il a précisé que les États-Unis commenceraient par vendre les réserves de pétrole brut stockées dans les entrepôts du pays latino-américain.
Chris Wright a indiqué qu'il menait des négociations avec des compagnies pétrolières américaines au sujet de leurs activités au Venezuela. D’après ses mots, l'arrivée des compagnies américaines pourrait permettre d'augmenter la production de pétrole de plusieurs centaines de milliers de barils par jour, alors que la république produit actuellement 900 000 barils par jour.
Le ministre américain de l'Énergie a ajouté que les États-Unis avaient l'intention d'investir dans le développement du secteur pétrolier vénézuélien, notant que cela apporterait « d’énormes avantages » au pays latino-américain.
Après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, Washington a annoncé l'arrivée prochaine des « plus grandes compagnies pétrolières américaines », qui vont, selon lui, « dépenser des milliards de dollars », « réparer les infrastructures » et « générer des revenus pour le pays ».
Cependant, Politico a révélé que le véritable objectif des États-Unis n’était pas d’aider, mais de prendre le contrôle total du pétrole vénézuélien, en imposant leurs conditions : les compagnies pétrolières occidentales ne pourront revenir qu’en échange d’investissements massifs, et sous la domination américaine.
Politico a qualifié cette stratégie de recolonisation économique : le Venezuela, privé de toute souveraineté, se voit imposer des entreprises étrangères, un agenda étranger et des intérêts qui ne lui appartiennent pas.