Déclassement de la France et taxe Zucman : le patron du Medef appelle à «cesser d’écœurer» les entrepreneurs
© Telmo Pinto/NurPhoto Source: Gettyimages.ruAlors que la gauche française garde l’instauration d’une taxe dite Zucman dans ses propositions pour 2027, le président du Medef a dénoncé ce 26 août le «fantasme» autour de cette imposition minimale sur le patrimoine des grandes fortunes et appelé à redresser les comptes publics de la France en s’attaquant à une dépense publique «excessive».
« Fantasmer sur la taxe Zucman et ses avatars ne réglera rien au déclassement de la France, bien au contraire », a lancé ce 26 août le président du Medef, Patrick Martin, lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France – grande-messe patronale qui se tient ces 26 et 27 août – au stade Roland-Garros, à Paris.
« Rien, en particulier, sur l'enjeu prioritaire du pouvoir d'achat », a-t-il poursuivi, avant de rappeler que, dans le cas de la France, celui-ci était désormais inférieur à la moyenne européenne. « Il faut cesser d'écœurer ceux qui consacrent leur patrimoine, souvent leur vie, à la prospérité du pays : nous, les entrepreneurs ! », a-t-il ajouté, sous les applaudissements de son public.
"Cessez d'écoeurer les entrepreneurs" 👨💼
— BFM Business (@bfmbusiness) August 26, 2026
Patrick Martin explique que la taxe Zucman ne permettra pas a la France de sortir du déclassement. Il souligne aussi que les entreprises françaises restent parmi les entreprises les plus taxées au monde. pic.twitter.com/abMowprOTd
« Cela veut dire qu'on va remettre en place l'Impôt de solidarité sur la fortune, ça veut dire qu'on va mettre en place la taxe Zucman, pour que juste les richesses de ce pays paient autant que le reste du peuple de France », avait déclaré la veille sur BFMTV et RMC la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, fustigeant un « système où les riches ont décidé de faire sécession ».
« Véritable » et « seul » problème : « une dépense publique très excessive »
Celle-ci avait également évoqué la création de 14 tranches d'imposition pour baisser les impôts de ceux qui gagnent moins de 4 000 euros par personne et, sur les héritages, « à partir de 12 millions d'euros nous prendrons tout ».
"Les riches ne participent plus à la solidarité nationale, [...] à partir de 12 millions d'euros (d'héritage), nous prendrons tout", déclare Mathilde Panot pic.twitter.com/yK13fi8vza
— BFM (@BFMTV) August 25, 2026
Le patron des patrons a également appelé les parlementaires à « ne pas se laisser impressionner par ce hold-up intellectuel et politique » que constitue à ses yeux la remise en cause du pacte Dutreil, et à éviter de traiter le « véritable, le seul, problème d'une dépense publique très excessive ».
Au-delà du redressement des comptes nationaux pour préserver la souveraineté de la France, Patrick Martin a également appelé à « affronter les contre-vérités » du débat public, avant de fustiger le « fantasme dangereux d'annulation de la dette », en référence à l'une des propositions défendues par Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle de LFI.