La Russie et le Burkina Faso scellent un partenariat stratégique pour l'enseignement supérieur et la science

Moscou et Ouagadougou ont acté une coopération renforcée dans les domaines des sciences et des techniques. Guidé par des principes d'égalité et de respect mutuel, ce pont académique entre la Russie et le Burkina Faso vise à affranchir ce pays africain des dépendances extérieures en formant localement des cadres hautement qualifiés.
La Russie et le Burkina Faso renforcent leurs liens universitaires grâce à la signature d'un protocole d'accord dans les domaines de l'enseignement supérieur et des sciences. Le document a été signé le 12 janvier par la directrice exécutive du Centre de la diplomatie publique de la Russie, Natalia Krassovskaïa, et le ministre burkinabè de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Adjima Thiombiano.
Cet accord permettra aux deux pays de développer et de mettre en œuvre conjointement des programmes de mobilité académique pour les étudiants, les chercheurs et les enseignants. Le Centre de diplomatie publique a souligné que le mémorandum prévoit la coordination des efforts des deux parties pour développer des projets éducatifs russes au Burkina Faso, en particulier le retour de la langue russe comme matière scolaire dans les écoles du pays. L'une des étapes les plus importantes dans cette direction devrait être l'ouverture d'un département de langue russe à l'École Normale Supérieure (ENS) pour la formation des enseignants du secondaire.
Adjima Thiombiano a souligné la volonté de « faire de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique un vecteur d'émancipation, de coopération et de souveraineté ». Natalia Krassovskaïa a pour sa part indiqué que la convention, « guidée par la responsabilité, l’égalité et le respect mutuel, va permettre de bâtir un pont solide dans le domaine de l’enseignement supérieur et des sciences ».
Introduction d'une formation en ingénierie et d'un enseignement ciblé
Lors de la réunion, le Centre de diplomatie publique et le Consortium des universités russes ont également annoncé leur intention de développer la coopération avec les pays africains dans la mise en œuvre de programmes d'enseignement technique dans les écoles et les universités du Burkina Faso. Adjima Thiombiano a souligné l'importance capitale de cette initiative pour atteindre la souveraineté technologique et renforcer l'économie nationale, et s'est déclaré prêt à apporter son soutien total aux initiatives du Centre de diplomatie publique.
En outre, les deux parties ont discuté des options permettant de garantir aux étudiants déjà inscrits aux cours du Centre de diplomatie publique et du Consortium un emploi auprès d'employeurs potentiels au Burkina Faso. Le communiqué a souligné que la formation ciblée, qui prévoit le versement de bourses supplémentaires et un emploi garanti, augmente considérablement la motivation des étudiants à étudier et permet d'ajuster le programme à la pratique, afin d'acquérir des compétences qui seront certainement recherchées à l'avenir.
Outre l'éducation, le partenariat entre la Russie et le Burkina Faso se reflète dans de nombreux domaines, dont celui de l'énergie. En novembre dernier, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a présenté l'accord de coopération signé avec la société d'État russe Rosatom, qui vise le développement de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques sur le territoire burkinabè.