Nouvelle escalade militaire entre l’Iran et les États-Unis, les pays du Golfe touchés
© Getty ImagesL’Iran et les États-Unis ont intensifié leurs frappes, entraînant plusieurs pays du Golfe et la Jordanie dans cette nouvelle escalade. Le cessez-le-feu conclu en avril apparaît plus fragile que jamais. La multiplication des attaques fait craindre une reprise à grande échelle du conflit dans la région.
Le risque d’une reprise ouverte de la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’est considérablement accru après une nouvelle série de frappes et de contre-frappes qui ont touché plusieurs pays du Golfe et la Jordanie. Téhéran a annoncé dans la matinée du 13 juillet avoir lancé une nouvelle salve de missiles et de drones en représailles aux bombardements américains menés dans la nuit contre son territoire, marquant l’un des épisodes les plus tendus depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
L’armée jordanienne indique avoir intercepté quatre missiles iraniens entrés dans son espace aérien, précisant qu’aucune victime ni dégât n’avaient été enregistrés. Au Koweït, les autorités affirment que leurs forces ont fait face à plusieurs « cibles aériennes hostiles » après des attaques visant notamment deux bases aériennes, des postes-frontières et une plateforme de forage offshore, où une personne a été blessée.
Vains efforts diplomatiques
À Bahreïn, les sirènes d’alerte ont retenti à l’aube, tandis que des frappes ont également été signalées à Oman, illustrant l’extension des tensions à plusieurs États de la région.
Quelques heures auparavant, l’armée américaine avait annoncé une nouvelle opération contre l’Iran, affirmant vouloir empêcher toute attaque contre les navires empruntant le détroit d’Ormuz. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les frappes ont visé « des dizaines de cibles » à travers le pays, notamment des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones ainsi que de petites embarcations.
Washington affirme que ces opérations visent à protéger la liberté de navigation dans ce passage stratégique, par lequel transite une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures. L’armée américaine précise avoir agi sur ordre du président Donald Trump afin de contraindre les forces iraniennes à « rendre des comptes ».
Ces nouveaux affrontements constituent la quatrième vague d’échanges militaires entre les deux pays en quelques jours et fragilisent davantage le protocole d’accord conclu à Islamabad à la mi-juin, censé ouvrir une voie diplomatique après plusieurs semaines de guerre. Alors que les frappes se multiplient et que les attaques s’étendent au-delà des frontières iraniennes, les craintes d’un embrasement régional grandissent, faisant planer la menace d’un effondrement définitif du cessez-le-feu.