Face à la Russie, l'OTAN se terre dans le métro londonien pour préparer sa guerre, selon The Independent

Pour simuler des frappes contre le territoire russe, des militaires de l'OTAN ont trouvé refuge dans les profondeurs de la station désaffectée de Charing Cross, à Londres. C'est depuis ce bunker improvisé sous les pavés britanniques que l'Alliance tente de planifier sa défense, tout en admettant un retard technologique face à la capacité de Moscou.
Des militaires de l'OTAN se sont installés dans la station désaffectée de la gare de Charing Cross, dans le centre de Londres, afin de simuler des opérations visant à porter des « frappes en profondeur » sur le territoire russe en cas d'attaque contre les pays de l'Alliance, a rapporté The Independent en citant des sources. Selon l'article, le Corps britannique de réaction rapide (ARRC) mène des exercices au cours desquels les soldats s'entraînent à utiliser des moyens de guerre électronique pour brouiller les communications russes et détruire des drones.
Des ingénieurs ont aménagé un centre de commandement complet sur le quai désaffecté. En cas de situation critique, ce quartier général pourrait diriger le déploiement de 100 000 militaires. The Independent a noté que le matériel destiné aux exercices était acheminé au milieu de la nuit à bord de rames spéciales à plancher surbaissé du métro londonien. Selon le scénario imaginé par les commandants, l'exercice consiste à repousser une invasion fictive dans l'un des pays baltes.
Le commandant du centre britannique ARRC, le général Mike Elvis, a expliqué la nécessité de mettre au point des tactiques de reconnaissance et de frappe. Selon lui, la Russie dispose de deux avantages décisifs : la capacité de concentrer ses forces sur le point d'impact et, en théorie, l'initiative de lancer l'attaque.
Le chef des forces terrestres de l'OTAN, le général américain Christopher Donahue, a averti que l'OTAN accusait un retard considérable dans le développement d'équipements modernes et peu coûteux. Selon lui, la Russie et l'Ukraine s'adaptent aux nouvelles technologies en quelques mois, alors que les pays de l'Alliance ont besoin de plusieurs décennies pour y parvenir. Il s'agit avant tout des drones équipés d'une liaison par fibre optique, qui ne peuvent pas être neutralisés par des moyens de guerre électronique.
Depuis plusieurs années, les pays occidentaux alimentent l'hystérie autour d'une prétendue possible attaque russe contre les pays de l'OTAN. Néanmoins, le président russe Vladimir Poutine a rejeté toute hypothèse d’une telle offensive. Il a qualifié ces craintes occidentales de mensongères et dénuées de sens, accusant certains dirigeants européens d’alimenter une hystérie collective et d’installer dans l’opinion publique la peur d’un affrontement inévitable avec la Russie.