Raid terrestre de l'armée israélienne en périphérie de Damas

Raid terrestre de l'armée israélienne en périphérie de Damas© Getty Images
Armée israélienne dans le Golan occupé
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Depuis le 26 août, l’armée israélienne frappe la localité de Keswé, au sud de Damas, tuant huit soldats et déployant des troupes. Officiellement justifiés par la «sécurité», ces raids perturbent les négociations en cours et mettent en lumière l’ambiguïté américaine. La population locale vit dans la crainte d’une escalade.

Pour la deuxième nuit consécutive, le ciel de Keswé, à une vingtaine de kilomètres au sud de Damas, s’est embrasé sous les frappes israéliennes. Des drones ont visé une base de la 44ᵉ division syrienne, faisant huit morts et plusieurs blessés, selon des sources locales, avant que des hélicoptères ne déploient des troupes sur une caserne durant deux heures, selon Al-Jazeera.

Ce raid, le premier depuis le départ de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, soulève des questions sur les intentions d’Israël dans un sud syrien en pleine transition sous Ahmed al-Chareh. La zone de Keswé était, sous l’ère Assad, un hub logistique iranien reliant Damas au Hezbollah via des routes terrestres.

Les frappes visaient probablement des dépôts d’armes ou des dispositifs d’écoute, comme l’affirme l’agence SANA, qui rapporte que des soldats syriens ont détruit des systèmes de surveillance après avoir récupéré les corps. Israël, via un responsable cité par Al-Arabiya, justifie ces actions comme « nécessaires » pour sa sécurité, revendiquant la neutralisation de matériel turc récemment installé, dans le sillage d’un protocole d’accord militaire signé le 13 août entre Damas et Ankara.

Ce raid coïncide avec des négociations fragiles. Après une rencontre à Paris entre Assaad el-Chibani et Ron Dermer, Israël semble tester les limites du régime Chareh, perçu comme modéré mais sous influence turque. Les experts notent un « feu orange » américain, reflétant une hésitation de l’administration Trump face à une Syrie décentralisée et aux revendications druzes post-massacres de Soueida.

À Keswé, des habitants aux regards fatigués décrivent une peur croissante, rapporte L’Orient-Le Jour, tandis que des fumées s’élèvent encore des collines, témoignant d’un conflit qui menace de dérailler les efforts de stabilisation.

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