Un journaliste d'al-Jazeera tué dans une frappe israélienne à Gaza

Un journaliste d'Al-Jazeera a été victime d'une frappe de l'armée israélienne. Âgé de 23, Hossam Shabat couvrait les évènements dans le nord de la bande de Gaza. Depuis le début du conflit, les raids de l'aviation de Tsahal ont tué plus de 208 professionnels des médias et de la presse.
Le 24 mars 2025, Hossam Shabat, journaliste palestinien âgé de 23 ans et correspondant d’Al Jazeera Mubasher, a été tué dans une frappe israélienne à Gaza. Cet événement tragique, survenu dans le nord de l’enclave à Beit Lahiya, a suscité une vague d’indignation et ravivé les préoccupations sur la sécurité des journalistes dans les zones de conflit.
Hossam Shabat, connu pour son courage et sa détermination à documenter les réalités de la guerre à Gaza, devient l'énième symbole d’une profession décimée par les violences dans la région.
Al-Jazeera condamne
Le jour de sa mort, il se trouvait dans sa voiture, visée selon des témoins par une frappe aérienne israélienne sans avertissement préalable. Cette attaque, qualifiée de « ciblée » par plusieurs sources, intervient dans un contexte de reprise des hostilités à Gaza, après la fin d’un cessez-le-feu fragile. Quelques heures plus tôt, un autre journaliste, Mohammad Mansour de Palestine Today, avait également été tué dans une frappe à Khan Younès, portant à 208 le nombre de professionnels des médias tués depuis octobre 2023, selon le bureau des médias du gouvernement à Gaza.
La chaîne qatarie Al Jazeera a réagi avec force à la mort de son correspondant. Dans un communiqué officiel publié le 24 mars 2025, le réseau a dénoncé «l’assassinat» de Hossam Shabat par les forces israéliennes. Le média basé à Doha a souligné que Hossam Shabat rejoignait ainsi la liste de ses journalistes tués dans cette guerre, citant Samer Abudaqa, Hamza Al-Dahdouh, Ismail Al-Ghoul et Ahmed Al-Louh.
Al Jazeera a réaffirmé son engagement à employer «toutes les mesures légales pour traduire en justice les auteurs de ces crimes contre les journalistes» et a exprimé sa « solidarité indéfectible » avec ceux qui continuent de travailler à Gaza. La chaîne a également appelé les organisations de défense des droits humains et des médias à condamner «le meurtre systématique de journalistes par l’occupation israélienne» et à exiger des comptes pour ces actes, qu’elle considère comme une violation du droit international humanitaire.