La Pologne demande à l'Allemagne de fournir ses missiles Patriot à l'Ukraine

La Pologne demande à l'Allemagne de fournir ses missiles Patriot à l'Ukraine© JANEK SKARZYNSKI / AFP
Des troupes américaines mettent en place une station de lancement du système de défense aérien et antimissile Patriot à Sochaczew, en Pologne, le 21 mars 2015 (image d'illustration).
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Après la chute d'un missile en Pologne le 15 novembre, le ministre polonais de la Défense a enjoint à l'Allemagne de transférer son système de défense anti-aérien Patriot à l'Ukraine, alors qu'il était initialement offert par Berlin à Varsovie.

Le ministre polonais de la Défense a proposé que l'Allemagne transfère à l'Ukraine le système de défense anti-aérien Patriot qu'elle a offert à Varsovie après la chute meurtrière d'un missile en Pologne le 15 novembre.

«Après de nouvelles attaques aux missiles russes, j'ai demandé à la partie allemande que les batteries Patriot proposées à la Pologne soient transmises à l'Ukraine et qu'elles soient installées à la frontière occidentale», a déclaré dans la soirée du 23 novembre Mariusz Blaszczak sur Twitter. «Cela permettra de protéger l'Ukraine contre de nouvelles pertes et des coupures d'électricité, et renforcera la sécurité à notre frontière orientale», a-t-il ajouté. 

La Pologne veut protéger sa frontière orientale

Le 22 novembre, le gouvernement allemand a proposé à Varsovie de lui fournir un système de défense anti-aérien Patriot, après que l'explosion d'un missile a causé la mort de deux personnes dans le village polonais de Przewodow, à proximité de la frontière ukrainienne.

Dans un premier temps, le ministre polonais de la Défense avait accueilli la proposition allemande «avec satisfaction» et a indiqué qu'il allait proposer que le système «soit stationné près de la frontière avec l'Ukraine».

Des unités antiaériennes allemandes Patriot sont déjà déployées en Slovaquie. Berlin entend les y maintenir «jusqu'à la fin de 2023 et potentiellement même au-delà», selon la ministre allemande de la Défense Christine Lambrecht.

La Russie a démenti à plusieurs reprises avoir tiré le missile qui a terminé sa trajectoire en Pologne le 15 novembre en tombant sur un village près de la frontière avec l'Ukraine, causant la mort de deux civils. Le jour même, le ministère russe de la Défense avait indiqué avoir mené «une frappe massive avec des armes de haute précision» contre une série de cibles en Ukraine, tout en soulignant que ces frappes avaient «été effectuées uniquement sur des cibles situées sur le territoire de l'Ukraine et à une distance d'au moins 35 kilomètres de la frontière ukraino-polonaise». Et, d'après l'analyse des photographies des restes du missile publiées par la Pologne, les experts militaires russes ont conclu que ceux-ci appartenaient à un «missile guidé antiaérien du complexe de défense aérienne S-300 des forces armées ukrainiennes».

Une série de déclarations d’alliés de Kiev, du président américain Joe Biden au secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg en passant par le président polonais, ont abondé en faveur de la thèse d'un missile du système ukrainien de défense antiaérien.

Varsovie elle-même a jugé «hautement probable» qu'il s'agisse d'un projectile antiaérien ukrainien. 

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