Blocage des lycées en France : 400 à 500 établissements perturbés lundi, le ministre «craint» un embrasement avant l'acte III de mardi
© Antoine Gyori - Corbis/Corbis Source: Gettyimages.ruLe mouvement lycéen se poursuit ce 5 octobre avec des centaines d'établissements totalement ou partiellement fermés. Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste redoute un embrasement national à la veille de la journée de mobilisation appelée par les syndicats.
Des centaines de lycées restent perturbés ce 5 octobre, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé craindre un embrasement national avant l’« acte III » de la mobilisation prévu le 6 octobre.
Les pouvoirs publics s'inquiètent notamment d'une extension du mouvement au-delà des seuls établissements scolaires du secondaire dans un contexte social largement dégradé.
Des centaines d’établissements toujours fermés
Sur les 3 700 lycées que compte le pays, les cours sont « totalement ou partiellement » suspendus dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont « pas réunies », a indiqué le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray.
En Île-de-France, plus d’un tiers des lycées publics, soit plus de 160, restent fermés selon Valérie Pécresse. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait pourtant demandé le 4 octobre que les cours reprennent « partout » où la sécurité le permet.
Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé lundi sur Sud Radio qu'il redoutait une propagation du mouvement lycéen et étudiant au niveau national. « Oui je le crains, évidemment », a-t-il répondu, alors que le mouvement est déjà émaillé de violences et d'interpellations.
🔴 Blocus des lycées : @PhBaptiste "craint" un embrasement national #GrandMatin 📻 https://t.co/LIMgdJS9Le https://t.co/iT4a4ZtSAt
— Sud Radio (@SudRadio) October 5, 2026
Les organisations lycéennes et l’Union étudiante appellent à un « acte III » le 6 octobre, rejoint par la CGT, la FSU, la FCPE et plusieurs syndicats de l’éducation, qui en font une journée interprofessionnelle. Sophie Binet a assuré sur TF1 le 5 octobre que « la CGT sera là » pour protéger les lycéens.
🔴🗣️ "Les militants de la CGT seront" demain, mardi, aux côtés des lycéens dans la rue "pour que nos chasubles rouges permettent de protéger le droit à manifester en sécurité, une liberté fondamentale" : @BinetSophie #FaceÀAlbaVentura cc @VenturaAlba ⬇️ https://t.co/B7yUWOdfxa
— TF1Info (@TF1Info) October 5, 2026
Le gouvernement, lui, maintient la fermeté : Maud Bregeon a affirmé que la priorité était de « rétablir l'ordre » et annoncé l'examen au Sénat, le 27 octobre, du projet de loi « casseurs-payeurs ». Sur CNews, elle a estimé que « cela permet d'engager une forme de responsabilité collective ».
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée de l'énergie, sur le texte de loi «casseurs payeurs» : «Cela permet d'engager une forme de responsabilité collective», dans #LaGrandeInterview Toute l'info est à retrouver sur https://t.co/NVs1Rf6rXd https://t.co/hL3qdED6aO
— CNEWS (@CNEWS) October 5, 2026
Les lycéens déplorent le manque de professeurs, les locaux dégradés, la pression de Parcoursup et les effectifs surchargés. Sébastien Lecornu dénonce quant à lui le rôle de LFI dans la mobilisation et a adressé une feuille de route à ses ministres avec cinq chantiers, dont le remplacement prioritaire des absences et des propositions sur Parcoursup avant fin octobre.
