«Pour eux un test anti-drogue, c'est déjà trop» : indignation en France après le refus du gouvernement de publier les résultats

«Pour eux un test anti-drogue, c'est déjà trop» : indignation en France après le refus du gouvernement de publier les résultats© Telmo Pinto/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, Sébastien Lecornu, Premier ministre, Philippe Tabarot, ministre des Transports, et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, à la fin d'un Conseil des ministres à l’Élysée à Paris, le 4 mars 2026. [Photo d'illustration]
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Les résultats des dépistages antidrogue au sein du gouvernement français, exigés par Matignon, ne seront pas rendus public, a fait savoir l’entourage de Sébastien Lecornu. Cette campagne de tests inopinés, dont l’existence avait fuité dans la presse étrangère, avait par la suite été vendue par le gouvernement comme une preuve «d’exemplarité».

La pilule passe mal, en France, après l’annonce par l’entourage du Premier ministre que les résultats des dépistages antidrogue au sein du gouvernement et de la haute administration ne seront pas publiés. « On n'est pas un tribunal », s’était vu répondre à ce sujet l’AFP, le 25 juin, par un proche de Sébastien Lecornu. « On a lancé cette campagne de dépistage au nom de l'exemplarité et de la sécurité de l'État. Ces postes exposent et rendent par nature les postes vulnérables. On n'entend pas pour autant rendre publics les noms », avait ajouté cette source.

« Il y aurait des choses à cacher? Des gens à protéger? », avait réagi sur X le président de Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan. « Il est vrai que se droguer doit être un besoin impérieux et vital pour supporter psychiquement le fait de se livrer chaque jour à des actes de haute trahison », avait tancé, également sur X, un autre souverainiste, le président de l’Union populaire républicaine (UPR) François Asselineau, lequel fustigeait un « effroyable aveu ».

« On n’est même pas surpris »

« Donc nous on doit montrer notre carte d’identité pour aller sur les RS et notre statut vaccinal pour aller au resto, mais pour eux un test antidrogue, c’est déjà trop », a pour sa part lancé la journaliste indépendante Amélie Ismaïli, également sur la plateforme américaine. « Ils sont tous défoncés… et ils nous le confirment eux-mêmes », « on n’est même pas surpris », « tiens donc allez savoir pourquoi », « merci de confirmer que nous sommes dirigés par des menteurs, des voleurs ET des drogués », peut-on encore lire sur différentes plateformes.

Tout est parti du site Politico, qui a ébruité une circulaire de Matignon datée du 16 juin, où le chef du gouvernement français ordonnait à ses ministres de procéder à des dépistages inopinés de leurs collaborateurs ainsi qu’à se dépister eux-mêmes. De nombreux hauts fonctionnaires, à l’instar des préfets et des ambassadeurs, ainsi que les agents ayant accès à des informations sensibles, étaient également concernés. Une fois n’est pas coutume, l’initiative avait choqué des fonctionnaires, certains invoquant notamment le risque d'« instaurer un rapport de défiance ».

« C'est une question d'exemplarité », avait fait valoir 18 juin, auprès de BFMTV, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, assurant qu’elle s’y soumettrait également. « Le Premier ministre l'a fait lui-même et donc c'est normal qu'au plus haut niveau de l'État, on montre l'exemple », avait-elle ajouté. 

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