1er mai sous haute tension : les forces de l’ordre françaises sur le qui-vive

1er mai sous haute tension : les forces de l’ordre françaises sur le qui-vive© Getty Images
Un black bloc lançant une pierre le 1er mai 2024 à Paris. [Photo d’illustration]
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Redoutant la présence de black blocs et de militants d’ultragauche, les autorités déploient un dispositif de sécurité massif pour les manifestations du 1er mai, attendues entre 110 000 et 170 000 participants à travers la France.

Le traditionnel rendez-vous syndical du 1er mai s’annonce une nouvelle fois sous surveillance renforcée, dans un contexte politique tendu en France. Si la majorité des cortèges devraient conserver un caractère syndical revendicatif autour des salaires, du pouvoir d’achat et de la réforme des retraites, les services de renseignement craignent des débordements provoqués par la mouvance d’ultragauche.

Selon les informations recueillies, 300 à 320 mobilisations sont prévues, avec 20 000 à 40 000 manifestants attendus à Paris et jusqu’à 8 000 à Lyon. Les villes de Toulouse, Nantes, Rennes, Strasbourg ou encore Brest figurent parmi les points de vigilance élevée. « Au-delà des revendications classiques sur le temps de travail, sur les salaires ou encore la réforme des retraites, les plus énervés vont, une fois encore, chauffer les esprits avec des mots d’ordre beaucoup plus vindicatifs », redoute un haut fonctionnaire qui se confie auprès du Figaro.

Black blocs et risques de violences en embuscade

Les black blocs, ces groupes de militants radicaux vêtus de noir et souvent masqués, sont particulièrement attendus dans plusieurs métropoles. En 2025, ces activistes s’en étaient pris aux socialistes.

Des appels explicites circulent sur les réseaux sociaux pour « passer à l’action », « déborder le dispositif policier » ou viser des symboles du « capitalisme » et de « l’impérialisme américain », dans un contexte international tendu. En 2023, ce sont les forces de l’ordre qui avaient payé les pots cassés d’une mobilisation d’ampleur dans laquelle s’étaient insérés des black blocs. Les églises catholiques pourraient aussi être une cible de choix pour ces mouvances. Sur X, des comptes proches de l’ultragauche recensent les mobilisations.

Les drapeaux palestiniens devraient également apparaître dans certains cortèges, tandis que des manifestations antifascistes pourraient converger, notamment autour du meeting du Rassemblement national à Mâcon.

Les services redoutent aussi l’activation de « noyaux solides » d’activistes, dont des étudiants politisés, susceptibles de s’en prendre au mobilier urbain, aux banques ou aux enseignes commerciales. Selon Europe 1, les autorités craignent particulièrement des débordements avec la présence de black blocs.

Face à ces risques, plusieurs milliers de policiers et gendarmes seront mobilisés, appuyés par des unités spécialisées comme les compagnies d’intervention et les brigades anticriminalité motorisées (BRAV-M). Leur mission : contenir rapidement les débordements et sécuriser les cortèges.

Malgré un front social globalement calme et l’absence de mobilisation massive comme en 2023, les autorités restent prudentes. Le contexte de grogne liée au pouvoir d’achat, à la hausse des prix des carburants, à la remise en cause du 1er mai par l’exécutif et aux tensions internationales maintient la France dans une vigilance accrue.

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