Présidentielles 2027 : «Je me prépare», annonce François Hollande
© Adnan Farzat/NurPhoto Source: Gettyimages.ruAuprès de l’hebdomadaire Marianne, l’ancien président français a laissé transparaitre ses ambitions pour les prochaines échéances électorales. Devancé dans les sondages par Raphaël Gluksmann, celui qui argue avoir «déjà été président» estime qu’une primaire n’aurait «pas de sens».
« Se préparer à quoi, comment, pourquoi ? ». Avec cette façon si particulière de ne jamais clairement dire les choses – ni d’en assumer les conséquences – François Hollande a laissé peu de place au doute quant à ses ambitions pour 2027.
« Moi je me prépare avec les idées, les rencontres, la volonté de rassembler et puis l’idée que c’est trop important pour qu’on puisse, là, être spectateur », a lancé le député de Corrèze dans une vidéo publiée par ses soins le 18 avril sur les réseaux sociaux.
Une vidéo qui fait suite à un entretien accordé à l'hebdomadaire Marianne. « Comment être utile aujourd’hui ? En me préparant. Donc je me prépare », éludait-il alors que la publication l’interrogeait sur une potentielle candidature à l’élection présidentielle.
Je me prépare.
— François Hollande (@fhollande) April 18, 2026
À faire de 2027 un rendez-vous majeur.
À une élection présidentielle dont l’enjeu sera majeur, historique pour la France, pour l’avenir de l’Europe et même pour la stabilité du monde.
Je me prépare avec des idées, des rencontres et la volonté de rassembler. pic.twitter.com/eNdPNcpUzZ
« La gauche te déteste François », a glissé l’un des deux seuls comptes X autorisés à avoir réagi sous la vidéo de l’ancien patron du Parti socialiste.
Ce dernier n’a jamais semblé avoir renoncé, depuis son départ de l’Élysée, à briguer de nouveau la fonction suprême. En effet, dans sa psyché, François Hollande n’a pas « perdu » en 2017 face à Emmanuel Macron – son ministre de l’Économie, secrétaire général adjoint à l’Élysée et soutien durant la primaire de la gauche de 2011 – dans la mesure où celui-ci s’était retiré avant un carnage électoral annoncé.
« J’ai une différence avec les autres : j’ai déjà été président, je n’ai pas été candidat à ma propre succession en 2017 », argue-t-il d’ailleurs, dans les colonnes de Marianne. Devancé dans les sondages, au sein de la gauche non mélenchoniste, par Raphaël Gluksmann, il estime qu’une primaire « n’a pas de sens ».
« Aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle », annonçait François Hollande en décembre 2016, depuis l'Élysée, à la huitième minute d’une allocution télévisée qui en comptait neuf. Lui qui, depuis des mois, assurait s’être « préparé ».