Défense : le futur porte-avions nucléaire français s’appellera «France Libre», annonce Macron

Défense : le futur porte-avions nucléaire français s’appellera «France Libre», annonce Macron© Thierry Nectoux/Gamma-Rapho Source: Gettyimages.ru
Une maquette du PA-NG, au salon EURONAVAL à Villepinte, le 6 novembre 2024 [Photo d'illustration].
Suivez RT en français surTelegram

Depuis les installations de Naval group près de Nantes, le président français a révélé ce 18 mars le nom du futur porte-avions et navire amiral de la Marine nationale. Destiné à remplacer le Charles de Gaulle à l’horizon 2038, il devrait être deux fois plus massif et coûter «près de 10 milliards» d’euros.

Le Pa-NG (Porte-avions de nouvelle génération) a dorénavant un « nom » : France Libre, a annoncé ce 18 mars Emmanuel Macron depuis le site naval de Nantes-Indret (Loire-Atlantique) au bout de vingt-six minutes d’un discours aux accents d’autosatisfecit. Ce futur porte-avions doit succéder au Charles de Gaulle d’ici 2038, actuel vaisseau amiral de la Marine nationale.

« J’ai souhaité inscrire notre futur porte-avions dans la filiation du général de Gaulle », a déclaré Macron, avant d’annoncer le nom. « Pour lui, pour nous, l’esprit français c’est un esprit de résistance, c’est une volonté que rien n’arrête. Volonté de résister pour demeurer libres, volonté irréductible, invincible, sur le territoire national ou ailleurs face à l’occupation », avait notamment poursuivi le président français.

Long de 310 mètres pour 77 000 tonnes, contre les 262 mètres et 42 000 tonnes du Charles de Gaulle, le France libre « sera le plus gros navire militaire construit en France », a annoncé l’Élysée concernant ce projet en gestation depuis 2018.

Également à propulsion nucléaire, « ce porte-avions, c’est la garantie de notre indépendance », a notamment assuré Emmanuel Macron confirmant par ailleurs l’investissement de « près de dix milliards d’euros » lui étant dédié... soit le double des premières estimations qui avaient été annoncées. « 90 % du coût du porte-avions bénéficiera directement à nos entreprises nationales », a-t-il assuré, évoquant un « investissement » pour l'« indépendance » et la « souveraineté » de la France.

Le SCAF : cet impératif européen auquel est lié le France Libre

Au-delà du Charles de Gaulle, le France Libre va venir s’ajouter à la liste des porte-aéronefs français qui jalonnent depuis plus d’un siècle l’épopée aéronavale tricolore : Bapaume, Béarn, Arromanches, Lafayette, Bois Belleau et les plus récents Clemenceau et Foch. Tout comme ce dernier – sabordé en février 2023 par les Brésiliens à qui la France l’avait vendu – le France libre sera construit à Saint-Nazaire.

Capable d’accueillir 2 000 membres d’équipage, le France Libre devra également accueillir le NGF (New Generation Fighter), le chasseur du SCAF (Système de combat aérien du futur) : ce programme de chasseur qu’Emmanuel Macron pousse depuis 2017 pour qu’il soit notamment réalisé avec Berlin. S’il aboutit, le France Libre devra donc d'une manière ou d'une autre tenir compte du cahier des charges d'autres nations participantes, dont l’Allemagne.

« Nous défendons une indépendance industrielle, technologique et d’innovation », a notamment clamé durant son discours celui dont les deux mandats présidentiels ont été marqués par la cession de plusieurs pépites à des groupes nord-américains.

Le nom du futur porte-avions français avait donné lieu à nombre de spéculations, des noms tels que le « Richelieu », « Simone Veil » ou encore « François Mitterrand » ayant circulé.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix