«Le projet n'avance pas» : à l’heure du passage de la flamme olympique, l’organisation des JO 2030 dans les Alpes est au plus mal

«Le projet n'avance pas» : à l’heure du passage de la flamme olympique, l’organisation des JO 2030 dans les Alpes est au plus mal© Capture d'écran France TV
Cérémonie de clôture des JO de Milan
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Au moment où la flamme olympique passe des JO de Milan-Cortina à ceux des Alpes françaises en 2030, le comité d’organisation traverse une crise profonde marquée par une série de démissions et des retards critiques. Edgar Grospiron, président fragilisé, espère relancer le projet lors de la cérémonie de clôture à Vérone.

Le passage de la flamme olympique des Jeux de Milan-Cortina à ceux prévus dans les Alpes françaises en 2030 survient dans un contexte de turbulences majeures pour le comité d’organisation (Cojop).

Avec des démissions en cascade et des chantiers en suspens, le président Edgar Grospiron tente de stabiliser la barre lors de la cérémonie de clôture à Vérone, marquant le début officiel des préparatifs français qui s’annoncent laborieux et qui avaient débuté avec le renoncement du champion Martin Fourcade à prendre la présidence du comité d’organisation.

 

Une gouvernance fragilisée par les départs en série et des épreuves délocalisées

Malgré le record de 23 médailles remportées par la France à Milan-Cortina, les regards se tournent vers les défis internes des JO 2030. Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosses, se présente à Vérone avec une équipe décimée. Le directeur général Cyril Linette est poussé vers la sortie en raison de « désaccords insurmontables », tandis que la directrice des opérations Anne Murac, le directeur de la communication Arthur Richer et le président du comité des rémunérations Bertrand Méheut ont tous claqué la porte ces derniers mois. Ce dernier dénonce une « dérive importante » menaçant les délais et les coûts dans une contexte chaotique et inquiétant.

Sur X, des médias comme Le Parisien Sport soulignent l’urgence : « JO Alpes 2030 : pourquoi le départ d’Edgar Grospiron à la tête du comité d’organisation devient inéluctable ? ».

Le Comité international olympique (CIO) exprime son impatience. Pierre-Olivier Beckers, chargé de superviser les préparatifs, avertit que « le temps est compté » et que le rythme doit s’accélérer.

À quatre ans de l’échéance, la carte des sites n’est pas encore validée, avec des débats houleux sur des lieux comme Val d’Isère pour le ski alpin ou l’ovale de patinage de vitesse, qui sera délocalisé aux Pays-Bas ou en Italie faute d’infrastructure en France.

Le budget, fixé à 2 132 milliards d’euros (75 % privés, 25 % publics), est sous surveillance, tout comme les villages olympiques, dont celui de Briançon dans un fort classé Unesco et celui de Nice converti en logements post-Jeux. La ministre des Sports Marina Ferrari a lancé une mission d’inspection, avec des conclusions attendues en mars, pour clarifier la gouvernance.

Malgré ces obstacles, des figures comme Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Fabrice Pannekoucke, d’Auvergne-Rhône-Alpes, appellent à l’unité : « Il faut en finir avec ces chicayas ». La cérémonie de clôture, avec un show de huit minutes incluant une « Marseillaise revisitée », vise à projeter une image positive. Mais au Sénat, une audition d’Edgar Grospiron s’annonce tendue, avec des questions sur sa légitimité. L’enjeu est clair : transformer cette crise en opportunité pour des Jeux réussis et financièrement raisonnables.

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