Mélenchon estime que les Vénézuéliens doivent se défendre «s’il le faut, les armes à la main» face aux États-Unis
© Romain Doucelin/NurPhoto Source: Gettyimages.ruLors d’un rassemblement à Lyon, où il a de nouveau fustigé l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela, qui a abouti à l’enlèvement le 3 janvier de Nicolás Maduro, le leader de la France insoumise a estimé que le peuple vénézuélien devait «se défendre et, s’il le faut, les armes à la main, contre l’invasion nord-américaine».
« Le peuple vénézuélien doit se défendre et, s’il le faut, les armes à la main contre l’invasion nord-américaine, et il faut obtenir de manière conséquente la libération du président Maduro, parce que sinon, ça signifie qu’on accepte l’opération qui a été faite », a déclaré le 10 janvier Jean-Luc Mélenchon, cité par l’AFP, à l’occasion d’une manifestation à Lyon. Un rassemblement auquel ont participé plusieurs centaines de personnes, qui scandaient notamment « à bas l’impérialisme américain» et « libérez Maduro », a rapporté la même source.
Toujours selon l’agence de presse française, l’ancien candidat à l’élection présidentielle française a par ailleurs accusé Emmanuel Macron d’avoir pris « fait et cause d’entrée de jeu pour un tel enlèvement », une position qu’il a estimée « tout à fait pitoyable ».
Le 3 janvier au soir, dans une première réaction tardive à l’annonce par le président des États-Unis, Donald Trump de la « capture » de son homologue vénézuélien et de sa femme par les forces américaines, le président français avait déclaré dans un tweet que le peuple vénézuélien « ne peut que s’en réjouir » étant « débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro ».
Appel à la libération et au retour immédiats de Maduro
Un message élyséen, où il n’était fait nulle mention des États-Unis, qui avait indigné un large pan de la classe politique française, y voyant un alignement de Paris sur Washington. Une prise de position qui « n'est pas la voix de la France », avait notamment réagi sur X Jean-Luc Mélenchon. « Il nous fait honte. Il abandonne le droit international », avait-il ajouté. Mélenchon figurait parmi les premiers responsables politique français a réagir à l’annonce de Donald Trump, fustigeant une « intervention militaire d’un autre âge » et un « enlèvement odieux ».
Depuis le 3 janvier, LFI appelle à la « libération immédiate » de Nicolás Maduro et de sa femme ainsi qu’à leur « retour immédiat et sans condition » au Venezuela. Un appel qui a valu au parti de Jean Luc Mélenchon et à lui-même, des critiques de la part de leurs opposants politiques.