«Tout ce que l'on m'oppose est construit sur de pures hypothèses», commente Sarkozy

l'ancien président français Nicolas Sarkozy© Luke Dray Source: Gettyimages.ru
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Le 27 mars, l'ancien président français Nicolas Sarkozy a donné une interview au Parisien dans laquelle il a nié les accusations de financement de sa campagne électorale de 2007 par la Libye. En fin de journée, le tribunal doit se prononcer sur son cas et celui de 11 autres prévenus.

Alors que le dernier jour de l'instruction sur un éventuel financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 touche à sa fin, l'ancien président nie l'ensemble des allégations dans une interview accordée au journal Le Parisien.

«Tout ce que l'on m'oppose est construit sur de pures hypothèses (...) On n'a pas trouvé la moindre trace d'argent libyen dans ma campagne», déclare Sarkozy. «Je démontrerai mon innocence, ça prendra le temps qu'il faudra, mais on y arrivera». «Je ne vais pas quand même avouer quelque chose que je n'ai pas fait», s'est emporté l'ancien chef de l'État.

Les 25 et 26 mars, les procureurs ont décrit Sarkozy comme le «commanditaire» d'un pacte de corruption «inconcevable, inouï, indécent» conclu avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle de 2007. Les procureurs soutiennent que tous les crimes pour lesquels Nicolas Sarkozy est jugé depuis le 6 janvier ont été prouvés. Ils ont demandé à la Cour de le déclarer coupable de corruption, pour laquelle il encourt désormais une peine de 10 ans de prison, une amende de 375 000 euros et une privation de ses droits civiques pouvant aller jusqu'à cinq ans.

«J'ai l'impression que pour l'accusation, c'est ce que j'étais, ou plus exactement ce que je représentais, qui était visé, estime-t-il. C'est-à-dire la droite, la forme d'autorité que j'incarnais. Les Français, vous ne leur faites pas croire n'importe quoi. L'accusation ne veut pas perdre la face», suggère Sarkozy.

Le cœur de l'accusation repose sur un «pacte de corruption» conclu fin 2005 entre Nicolas Sarkozy et le régime libyen de Mouammar Kadhafi, avec l'aide de ses proches Brice Hortefeux et Claude Guéant. Les enquêteurs évoquent un faisceau d'indices rassemblé après dix années d'investigations.

Selon Le Parisien, les contreparties à ce financement incluaient notamment la visite officielle de Kadhafi à Paris fin 2007, ou encore l'exfiltration en 2012 de Bechir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi, facilitée par des personnalités françaises. Le procès aborde également des aspects annexes, comme la vente suspecte de tableaux par Claude Guéant ou le versement de 440 000 euros à Thierry Gaubert, ancien proche de Sarkozy.

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