France : le budget de 2026 sera un cauchemar selon la porte-parole du gouvernement
Intervenant sur Public Sénat, le 26 mars, la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, a fait savoir que le budget de 2026 serait un cauchemar tant les difficultés financières sont importantes. Elle a ajouté que tout le monde serait mis à contribution pour surmonter cette problématique, y compris la révision du modèle social.
La porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, a déclaré ce 26 mars, sur la chaîne de télévision du Sénat français, que le gouvernement avait réussi à faire adopter un budget pour 2025, certes imparfait, et que la tâche pour le budget de 2026 s’annonçait rude.
Elle a annoncé la tenue d’une conférence sur les finances publiques en avril prochain, à laquelle le Premier ministre, François Bayrou, allait convier diverses parties prenantes, dans le but d’associer tout le monde à l’élaboration du prochain budget de la France, qui s’annonce cauchemardesque.
«Le budget de 2026 va être un cauchemar tant les difficultés financières sont importantes», a déclaré Sophie Primas. Selon la porte-parole du gouvernement, les nouveaux défis liés au réarmement et à l’investissement dans l’industrie de la défense compliquent la tâche du gouvernement dans la mise en place d’un budget visant à faire passer le déficit de l’État de 5,4 % à 4,6 % du PIB.
Il va falloir faire des choix
En réponse aux questions des journalistes concernant les changements que ce budget pourrait impliquer pour le modèle social français, la porte-parole du gouvernement a rappelé la position du Premier ministre en faveur de la sauvegarde de ce modèle. Néanmoins, elle a fait savoir que les Français allaient devoir faire des choix «On doit regarder comment aujourd’hui on exerce les missions de l’État. Regarder si l’État doit exercer toutes ces missions ou doit en confier certaines à d’autres opérateurs».
Elle a ajouté que pour faire face à la gravité de la situation budgétaire de la France «Chacun sera mis à contribution, ce qui est important, c’est que chacun se rende bien compte de la situation budgétaire dans laquelle nous sommes aujourd’hui, devant une impasse».
Enfin, Sophie Primas a fait allusion à des changements possibles concernant le modèle social français. «On ne peut pas être sur le même modèle social et sur les mêmes idées, mais dans des modalités différentes. Depuis 1945, les choses ont bien changé», a fait savoir la porte-parole du gouvernement français.