Mali : 37 anciens combattants rejoignent les forces armées au terme d’un programme de réinsertion
© picture alliance Source: Gettyimages.ruAu terme d’une formation de six mois, 37 anciens combattants ont intégré les Forces armées maliennes dans le cadre d’un processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration mis en place par le ministère malien de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale.
Dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDRI), 37 anciens combattants ont officiellement rejoint les rangs des Forces armées maliennes (FAMa) le 2 septembre, au terme d’un cycle d’instruction de six mois au camp militaire d’Anefif, dans la région de Kidal, dans le nord-est du Mali.
Selon la presse malienne, la plupart des soldats intégrés sont originaires de la région. Tous ont prêté serment devant l’état-major de la 7ᵉ région militaire (RM7), officialisant ainsi leur entrée en service actif pour défendre l’intégrité du territoire national.
Une formation militaire, civique et physique
Dispensée au Centre d’instruction mixte de Kidal, la formation a porté sur les tactiques militaires et le maniement des armes, l’instruction civique et le règlement du service dans l’armée (RSA), ainsi que sur l’entraînement physique, la discipline militaire et la fraternité d’armes.
Au sein de cette promotion, le meilleur résultat a été obtenu par le soldat Sani Ag Antihidene, avec une moyenne de 16,92 sur 20.
Le processus de DDRI a été mis en place par le ministère malien de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, en application des recommandations du dialogue intermalien. Il prévoit l’intégration de 2 000 ex-combattants dans les rangs des FAMa et la réinsertion de 1 000 autres dans la vie socio-économique.
Cette promotion de 37 anciens combattants fait partie des 1 617 candidats retenus après vérification de leur admissibilité et de leurs antécédents militaires, sur un total de 1 760 ex-combattants démobilisés, selon les données du gouvernement malien.
Les régions de Kidal et de Gao constituent des zones stratégiques pour l’armée malienne, dans un contexte marqué par la menace terroriste et une situation sécuritaire instable en raison de la présence de groupes armés actifs dans ces territoires.