Président de la CAF: la CAN 2027 maintenue et coorganisée par la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda
© Sayed Hassan Source: Gettyimages.ruPatrice Motsepe a tenu à dissiper les rumeurs concernant la possibilité d’un report de la compétition reine en Afrique en confirmant les dates décidées initialement par la CAF et en annonçant des mesures pour éliminer les risques de débordements constatés lors de la CAN 2025 au Maroc.
Lors de la réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), son président Patrice Motsepe a confirmé, ce 13 février, que la Coupe d’Afrique des nations 2027 ne sera pas repoussée et sera bien organisée par la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda, malgré les inquiétudes liées à la préparation des infrastructures et au climat politique dans les pays hôtes.
Cette prise de position intervient après la publication d’un article du quotidien britannique The Guardian évoquant un possible report à 2028, en raison des retards d’infrastructures et des incertitudes sécuritaires, notamment au Kenya. Nairobi avait lui-même évoqué la perspective d’un décalage, en lien avec les élections générales prévues en août 2027, dans un pays marqué par des violences électorales par le passé.
Patrice Motsepe s’est toutefois montré catégorique. Il a réaffirmé sa volonté de maintenir la compétition aux dates initialement fixées, entre juin et juillet 2027, assurant que les problèmes liés aux terrains et aux infrastructures seraient résolus. « Nous devons croire que nous pouvons organiser une CAN avec réussite », a-t-il insisté.
Tolérance zéro et réformes disciplinaires
Après les incidents survenus lors de la finale de la CAN, opposant le Maroc au Sénégal à Rabat, le président de la CAF a tenu à se montrer intransigeant en annonçant une tolérance zéro face à ce genre d’écarts. « La CAN, au Maroc, ces comportements, nous ne souhaiterions jamais plus les voir. Cela ne va jamais plus se reproduire, nous n’allons pas les tolérer. Nous n’aurons aucune tolérance pour ces cas. Ce n’est pas négociable », a prévenu Patrice Motsepe.
Dans cette perspective, le président de la CAF a annoncé une révision du règlement intérieur et des règles du jeu, de manière à pouvoir sanctionner de façon proportionnée les violations. « Nous allons amender le règlement intérieur de la CAF, les règles du jeu et nous assurer qu’il y ait des sanctions adéquates, des pénalités appropriées pour des cas de violations flagrantes et sévères de nos règlements et statuts, et être en mesure de pouvoir redorer le blason du football africain », a-t-il expliqué.
Après les succès médiatiques et économiques de la CAN, le patron de la CAF souhaite engager des réformes structurelles aptes à conjurer les débordements constatés lors de la finale Maroc–Sénégal, grâce notamment à un renforcement de l’arbitrage et de la discipline, afin que le football africain puisse bénéficier du « rayonnement qu’il mérite ».