Gazoduc «Force du Baïkal» : Moscou espère un accord commercial avec Pékin d’ici fin 2026
Source: Gettyimages.ruMoscou espère que les entreprises russes et chinoises concluront d’ici fin 2026 leurs négociations commerciales sur le gazoduc «Force du Baïkal», a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak le 21 octobre à Saint-Pétersbourg. Le futur axe, qui passera par la Mongolie, pourra transporter jusqu’à 50 milliards de mètres cubes par an.
Le 21 octobre, à Saint-Pétersbourg, le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a reçu son homologue chinois Li Qiang. Parmi les sujets abordés figurait le gazoduc « Force du Baïkal », qui doit permettre à la Russie de livrer 50 milliards de mètres cubes de gaz par an à la Chine. Le projet avance, mais Gazprom et la China National Petroleum Corporation doivent encore se mettre d’accord sur les conditions commerciales.
Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak se montre optimiste. « Nous attendons que nos entreprises mènent leurs négociations commerciales à leur terme et nous espérons qu’elles parviendront à un accord d’ici la fin de l’année », a-t-il déclaré aux journalistes.
Un nouveau passage par la Mongolie
Le projet s’appelait jusqu’à récemment « Force de Sibérie 2 ». Il doit acheminer le gaz des gisements russes de Sibérie occidentale, notamment de la péninsule de Yamal, vers la Chine en traversant la Mongolie. Sur le sol mongol, le tronçon prévu porte le nom de « Soyouz Vostok ».
En septembre 2025, Gazprom avait annoncé la signature d’un mémorandum juridiquement contraignant avec son partenaire chinois. Les livraisons envisagées s’étendraient sur 30 ans. Ce document ne réglait cependant pas toutes les modalités du contrat, dont le prix.
Le nom « Force du Baïkal » a été retenu pour distinguer le nouveau tracé de « Force de Sibérie ». Selon Novak, il souligne aussi le passage prévu au sud du lac Baïkal.
La Russie renforce ses exportations de gaz vers la Chine
La Chine reçoit du gaz russe par « Force de Sibérie » depuis 2019. Le gazoduc, qui relie les gisements de Sibérie orientale au marché chinois, dispose d’une capacité de 38 milliards de mètres cubes par an. Avec « Force du Baïkal », la capacité totale pourrait plus que doubler pour atteindre 88 milliards de mètres cubes.
Le nouveau tracé permettra à la Russie d’exporter le gaz de Sibérie occidentale, où se trouvent certaines de ses plus importantes réserves. Moscou pourra ainsi approvisionner davantage le marché chinois tout en élargissant ses débouchés en Asie.
Un troisième itinéraire est déjà prévu depuis l’Extrême-Orient russe, avec une capacité supplémentaire de 10 milliards de mètres cubes par an. Les deux pays travaillent à renforcer leurs échanges gaziers sur plusieurs routes, parallèlement au développement de leurs autres projets énergétiques.