L'OTAN et l'UE se préparent à une guerre contre la Russie d'ici 2030, révèle la diplomatie russes
Source: Gettyimages.ruDans un entretien accordé au journal Izvestia, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a affirmé que l'Alliance atlantique et l'Union européenne orientaient leurs politiques vers un conflit direct avec Moscou. Selon lui, les deux organisations partagent l'objectif d'infliger une « défaite stratégique » à la Russie.
Les pays de l'OTAN et de l'Union européenne se préparent à un affrontement militaire avec la Russie à l'aube des années 2030, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, dans une interview accordée au journal Izvestia. Selon lui, cela ressort clairement de l'essence même de la politique, des actions sur la scène internationale et des priorités énoncées par les pays de l'Alliance et de l'Union.
Grouchko a souligné que, d’un point de vue militaire, il n’y a déjà plus qu’une faible différence entre l’OTAN et l’UE en ce qui concerne leurs ambitions agressives à l’égard de Moscou, et que leur objectif principal est de parvenir à une soi-disant « défaite stratégique » de la Russie. Il a ajouté que les préparatifs militaires des pays membres de ces deux organisations ressemblent de plus en plus au plan allemand Barbarossa — la stratégie de l’Allemagne nazie visant à attaquer l’Union soviétique.
Le président russe Vladimir Poutine a qualifié à plusieurs reprises d’absurdités les déclarations selon lesquelles la Russie aurait l’intention d’attaquer les pays de l’OTAN et de l’UE. Néanmoins, depuis longtemps, les pays occidentaux expriment des craintes infondées concernant un éventuel conflit avec Moscou. Le 12 juin, le commandant en chef des forces terrestres allemandes, Christian Freuding, a déclaré que le pays devait se préparer à une prétendue attaque de la Russie d’ici 2029, voire plus tôt.
Cependant, tous les hauts responsables européens ne considèrent pas la Russie comme un agresseur potentiel. Ainsi, le général américain Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe, a reconnu que la Russie ne cherchait pas aujourd’hui le conflit avec l’alliance atlantique.
Moscou, quant à elle, met en garde contre un affrontement direct. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné dans son article « L’Ukraine, l’Europe et la sécurité mondiale », refusé, pour une quelconque raison, par Politico Europe, les risques graves pour la sécurité internationale, car une telle évolution des événements pourrait rapidement dégénérer en un échange nucléaire aux conséquences catastrophiques.