Coupe du Monde: la FIFA au cœur d'un nouveau scandale après une intervention de Donald Trump

Coupe du Monde: la FIFA au cœur d'un nouveau scandale après une intervention de Donald Trump© Getty Images
Donald Trump et Gianni Infantino, président de la FIFA
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La FIFA a annulé la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun après son expulsion contre la Bosnie-Herzégovine. Cette décision, prise après une intervention présumée de Donald Trump auprès de Gianni Infantino, suscite l'indignation de la Belgique. Une affaire qui ravive les accusations de favoritisme et ternit l'image de l'instance.

La décision de la FIFA de rendre Folarin Balogun immédiatement éligible pour le huitième de finale entre les États-Unis et la Belgique provoque une vive controverse. Expulsé le 1er juillet lors du succès américain (2-0) face à la Bosnie-Herzégovine pour avoir marché sur la jambe du défenseur Tarik Muharemovic, l'attaquant devait automatiquement purger un match de suspension.

Pourtant, la commission de discipline a transformé cette sanction en suspension avec sursis, assortie d'une période probatoire d'un an, lui permettant de jouer dès le match suivant.

Officiellement, la FIFA s'appuie sur l'article 27 de son Code disciplinaire. Mais cette justification est contestée par la Fédération belge, qui rappelle que l'article 66.4 prévoit qu'un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour la rencontre suivante. Cette règle a d'ailleurs été appliquée à tous les autres joueurs expulsés depuis le début de la Coupe du monde et figure noir sur blanc dans la circulaire spécifique adressée aux fédérations avant le tournoi.

L'appel de Trump

L'affaire a rapidement pris une dimension politique. Donald Trump aurait personnellement appelé le président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander un réexamen de la sanction. Le président américain s'est ensuite publiquement félicité de cette décision sur Truth Social, tandis que son secrétaire d'État, Marco Rubio, avait dénoncé une expulsion injuste dès le lendemain du match.

Pour la Belgique, cette décision crée un précédent extrêmement dangereux. Son sélectionneur Rudy Garcia a ironisé en déclarant qu'il ignorait que « le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA », tandis que Thibaut Courtois, le gardien des Diables rouges, a dénoncé un calendrier « étrange » à la veille d'un match aussi important.

Au-delà du seul cas Balogun, cette affaire porte un nouveau coup à la crédibilité de la FIFA. Voir le président des États-Unis intervenir directement auprès du patron de l'instance mondiale, puis obtenir quelques jours plus tard une modification d'une sanction disciplinaire, alimente inévitablement les soupçons d'ingérence politique.

La simple apparence d'une influence extérieure suffit à fragiliser le principe d'indépendance de la justice sportive. Après des décennies marquées par les scandales de corruption, cette polémique renforce l'image d'une FIFA dont les décisions semblent parfois davantage guidées par les rapports de force politiques que par l'application stricte de ses propres règlements.

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