Sénatoriales : dernière ligne droite d’une campagne discrète sous tension
© Wiki commonsDimanche 27 septembre, plus de 93 000 grands électeurs éliront 178 sénateurs. Alors que la droite devrait conserver sa majorité, le Rassemblement national vise un premier groupe parlementaire. Une campagne de proximité marquée par des incertitudes locales.
À cinq jours du scrutin, les candidats multiplient les rencontres avec les grands électeurs, principalement des élus municipaux.
Des élections sénatoriales sont organisées le 27 septembre 2026. Vie-publique vous propose un ensemble de ressources pour mieux comprendre les règles de ces élections.https://t.co/TIxxMOOKs9
— DILA (@DILA_officiel) September 22, 2026
Ce vote indirect, peu médiatisé, renouvelle la moitié du Sénat et pourrait légèrement modifier les équilibres au palais du Luxembourg. Si Les Républicains restent favoris pour garder la majorité, plusieurs inconnues persistent tandis que le RN et LFI entendent jouer des coudes pour ce scrutin.
Le RN en quête d’un groupe historique
Le principal enjeu réside dans la capacité du Rassemblement national à franchir le seuil des dix sénateurs. Avec actuellement trois élus, le parti et son allié UDR d’Éric Ciotti espèrent en gagner au moins sept supplémentaires. Dans les Alpes-Maritimes, où les municipales ont bouleversé le collège électoral, l’alliance RN-UDR pourrait rafler plusieurs sièges face à une droite divisée.
À l'inverse, le sénateur sortant Stéphane Ravier, chantre de l'union des droites, écarté de la liste officielle RN, se présente sur une liste concurrente pour un troisième mandat.
La campagne est dominée par l'incertitude pour ce scrutin qui repose parfois plus sur les sympathies relationnelles que sur les seules étiquettes politiques : des candidats vont de mairie en mairie pour convaincre, loin des meetings médiatiques.
Gérard Larcher (LR), dont le siège n’est pas en jeu, brigue un nouveau mandat à la présidence du Sénat. La droite devrait globalement se maintenir, les socialistes rester la première force d’opposition, tandis que les écologistes redoutent des pertes après les municipales. La France insoumise tente quant à elle d’obtenir son premier siège. Le parti mélenchoniste, que le reste de la gauche avait boudé il y a trois ans pour l’autre renouvellement sénatorial, dénonce une nouvelle fois le manque de coopération de ses alliés des élections législatives.
EELV ment : le parti a catégoriquement refusé un accord avec LFI aux sénatoriales !
— Virginio Cestaro 🔻 (@VirginioCestaro) September 22, 2026
Ce sont des irresponsables : ils préfèrent l’élection d’un sénateur de droite à celle de @MartitaPna.
Dans le Rhône, ils ont préféré s’allier avec les anti-NFP. Ils trahissent leurs électeurs ! https://t.co/s7vF1FPl9I
De leur côté, les autres membres du Nouveau Front populaire (NFP) expliquent que LFI ne veut faire que des alliances nationales et pas au cas par cas localement mais aussi que les Insoumis rejettent désormais tout accord avec le Parti socialiste (PS).
Le mode de scrutin varie selon les départements : majoritaire à deux tours pour un ou deux sièges, proportionnel pour trois et plus. Les résultats du premier tour dans les petites circonscriptions seront connus dès midi dimanche, le reste en fin d’après-midi.