Les États-Unis renforcent encore leurs liens militaires avec leurs partenaires du Moyen-Orient. Le département d'État a approuvé plus de 2 milliards de dollars de ventes d'armes et de services militaires à l'Égypte, au Koweït et aux Émirats arabes unis, dans un contexte régional marqué par la guerre contre l'Iran et par la multiplication des attaques de missiles et de drones, a rapporté un article de Middle East Eye paru le 7 octobre. Le Congrès américain a été informé de ces projets de ventes.
Le contrat le plus important concerne les Émirats arabes unis. Abou Dhabi souhaite acquérir jusqu’à 10 000 roquettes guidées APKWS-II, pour un montant estimé à 1,04 milliard de dollars.
Ces munitions, guidées par laser, peuvent être employées contre des cibles terrestres mais également dans certaines missions aériennes. Leur acquisition intervient alors que les monarchies du Golfe renforcent rapidement leurs capacités de défense face aux drones et missiles utilisés dans les conflits régionaux.
Garder l'ancienne architecture
L’Égypte devrait, pour sa part, acheter plus de 2 000 missiles antichars Javelin ainsi que jusqu’à 200 unités de lancement, accompagnés de pièces détachées, de matériels d’entraînement et d’un soutien technique. Le montant de l’opération est évalué à environ 832 millions de dollars. Cette annonce intervient quelques jours après que Washington a levé des conditions liées aux droits humains sur 320 millions de dollars d'aide militaire destinée au Caire, invoquant les intérêts de sécurité nationale et le rôle stratégique de l'Égypte dans la région.
Enfin, le Koweït consacrera environ 400 millions de dollars à la maintenance de ses systèmes de défense aérienne Patriot et à l'achat de pièces détachées.
Ces trois opérations illustrent une même priorité américaine : consolider l'architecture militaire de ses alliés arabes à un moment où l'équilibre régional est fragilisé. Washington affirme que ces ventes ne modifieront pas fondamentalement le rapport de forces au Moyen-Orient, mais elles renforceront clairement l'interopérabilité entre les armées partenaires et les systèmes américains.