Les préparatifs militaires américains contre l’Iran suscitent de vives critiques à Washington. Le 29 octobre, le sénateur démocrate Chris Murphy, membre de la commission des affaires étrangères du Sénat, a dénoncé les projets de l’administration Trump visant à reprendre les opérations militaires contre la République islamique après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Informé lors de briefings confidentiels, l’élu du Connecticut a qualifié le plan de « délirant », estimant qu’il provoquerait une nouvelle escalade aux conséquences désastreuses pour les intérêts américains.
Selon Murphy, les responsables militaires ont élaboré, à la demande du président, un scénario d’offensive de courte durée. Le sénateur redoute notamment des attaques contre des infrastructures civiles iraniennes, susceptibles d’entraîner des représailles et de prolonger le conflit. Il estime également qu’une telle opération ne permettrait pas d’atteindre les objectifs affichés par Washington.
Après le 3 novembre ?
Ces déclarations interviennent alors que les préparatifs américains s'accélèrent. Selon l’agence Associated Press, les États-Unis ont averti plusieurs partenaires du Moyen-Orient de se préparer à une éventuelle reprise des attaques après les élections de mi-mandat, ainsi qu’à de possibles représailles iraniennes contre leurs installations énergétiques et leurs infrastructures stratégiques. Quelque 9 000 militaires américains supplémentaires auraient été déployés dans le Golfe.
Le Wall Street Journal rapporte que Donald Trump examine différentes options militaires, tandis que Washington et Israël envisagent de cibler les capacités nucléaires et militaires iraniennes. Le président américain a toutefois exclu de lancer une nouvelle offensive avant le scrutin du 3 novembre. Aucune décision définitive concernant de nouvelles frappes n’a été annoncée.
Face à ces menaces, Téhéran prévient qu’une nouvelle attaque entraînerait une riposte élargie. Les monarchies du Golfe, déjà fragilisées par les tensions régionales, redoutent particulièrement des frappes contre leurs infrastructures pétrolières et gazières. Malgré les efforts diplomatiques en cours, le risque d’une nouvelle escalade militaire reste élevé.