« Parce que le pays a besoin de tous ses enfants […] nous n'enverrons pas nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou irresponsables, et encore moins dans des guerres qui ne sont pas les nôtres », a déclaré Marine Le Pen le 25 octobre depuis Orléans, où se tenait le XIXe congrès du Rassemblement national (RN), après avoir assuré que « la plus haute des ambitions de la politique » était de servir le pays.
Le parti à la flamme s’est prononcé à plusieurs reprises contre l’envoi de militaires français sur des théâtres extérieurs, à l’instar de l’Arabie saoudite, où Emmanuel Macron avait annoncé fin septembre l’envoi de « moyens militaires, c’est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense » afin de protéger le port pétrolier de Yanbou, ciblé par les Houthis.
« Envoyer des instructeurs, qui sont des militaires, dans un pays en guerre, c'est évidemment prendre un risque […] qu’ils soient des cibles », avait également mis en garde Marine Le Pen lors d’une interview en juin 2024 sur BFMTV, soulignant que des militaires ukrainiens étaient déjà formés en France et en Pologne. Envoyer des « troupes combattantes » en Ukraine ? « Une folie », avait-elle lancé en mars 2025 à la tribune de l’Assemblée nationale.
Vilipendée par les pro-Kiev, Marine Le Pen a déclaré qu’elle ferait cesser l’aide financière de Paris à l’Ukraine en cas d’accession au pouvoir en 2027, tout en assurant qu’elle poursuivrait le soutien militaire en matière de formation et de matériel.