Samedi 17 octobre
Mairie de Marseille attaquée
Situation chaotique à la Canebière, la mairie de Marseille attaquée
Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un groupe d’individus cagoulés s’en prendre à la mairie de Marseille et forcer l’entrée. Certaines chaînes sur X, suivant la mobilisation, affirment que le bâtiment municipal aurait été « pillée », information pour l’heure non confirmée.
Toujours selon ces sources, la situation dans le centre historique de la cité phocéenne serait « chaotique » : les forces de l’ordre étant la cible de mortiers d’artifice et de divers projectiles.
Commissariat attaqué à Marseille
Commissariat pris pour cible à Marseille : « Une tentative d'incendie a pu être avortée », annonce la préfecture
Le commissariat de la police municipale, installé sur la Canebière, dans le centre-ville de Marseille, a été « dégradé en marge des regroupements non déclarés de ce jour », a confirmé la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, citée par La Provence. « Des vitres ont été cassées et des fumigènes lancés à l'intérieur. Une tentative d'incendie a pu être avortée », peut-on encore lire.
Par ailleurs, une boutique de téléphonie a été dévalisée, sa vitrine ayant été détruite. Sur le Vieux-Port, à en croire une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, c’est une enseigne d’appareils auditifs qui aurait été incendiée.
Des centaines d’actions « envisagées » à travers le pays, selon le Place Beauvau
Alors que des centaines de rassemblements sont attendus ce 17 octobre à travers la France à l’occasion de cette mobilisation protéiforme contre la « vie chère », des heurts ont été rapportés entre manifestants et forces de l’ordre à Marseille où des poubelles ont été incendiées.
Plus tôt dans la matinée, le média de gauche radicale Contre Attaque rapportait des dégradations contre des stations-services ainsi que les locaux de CNews. Selon une source policière, évoquant « une centaine » d'individus, citée par Le Parisien, ce groupe ciblant le siège de la chaîne d'information « a jeté des projectiles sur les vitres, causant des destructions ».
Le média nantais a également rapporté le « blocage » à Marseille de l’entreprise d’armement « complice d’Israël » Eurolinks, déjà la cible d’un rassemblement plus tôt dans la semaine et auquel avait participé la militante suédoise Greta Thunberg.
Selon l’entourage du ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez, cité par plusieurs médias à la veille de cette journée de mobilisation à six mois de la présidentielle, 500 actions seraient « envisagées » dans tout le pays et 90 manifestations « en cours de structuration». Anticipant des « débordements », la Place Beauvau a averti que « les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels, ne seront pas tolérées ».