Mercredi 14 octobre, la contestation lycéenne marque le pas. « 96 % des lycées aujourd’hui sont ouverts et dans les trois quarts des départements, il n’y a aucune perturbation recensée », a déclaré Édouard Geffray sur BFMTV. Moins de 200 établissements restent fermés sur 3 700. Des blocages persistent toutefois à Paris, Lyon, Marseille ou Montpellier, tandis qu’une tentative de fermeture est signalée à l’université Lyon-III.
Un « acte V » en recul, des espoirs reportés au 17 octobre
La journée de mardi a rassemblé entre 161 500 manifestants selon l’Intérieur et 480 000 selon l’intersyndicale de la jeunesse, contre 266 000 à 450 000 la semaine précédente.
À Paris, 41 500 personnes ont défilé tandis que dans la matinée, les militants bloqueurs et le député LFI Thomas Portes ont été mis en déroute à la faculté d’Assas par des militants du Groupe Union Défense.
Ces quelques affrontements de nature politique sont cependant marginaux en comparaison avec ceux qui ont eu cours face à la police et ont débouché sur de nombreuses interpellations.
Alors que les vacances de la Toussaint sonnent la fin des mobilisations dans le secondaire, les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à rejoindre les rassemblements contre la vie chère prévus le 17 octobre, au premier jour des vacances de la Toussaint.
La CGT a apporté son soutien, soulignant vouloir aussi « empêcher les tentatives de détournement par l’extrême droite ». La centrale syndicale craint en effet qu’à l’image des Gilets Jaunes à leurs début, le mouvement soit populaire et intègre donc des manifestants au-delà de la gauche.
Le gouvernement, lui, promet de « répondre » aux demandes, selon le ministre de l’Économie Roland Lescure, sous réserve d’équilibres budgétaires dans un contexte très délicat pour les finances publiques. Trente-six enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes depuis le début du mouvement, dont plusieurs pour blessures graves. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a lui évoqué un basculement vers des « violences urbaines » et l’exécutif pourrait bien jouer la carte de la tension le 17 octobre pour marginaliser un mouvement très marqué à gauche.